Un nouveau sondage Toluna Harris est venu mesurer les intentions de vote au premier tour des élections présidentielles. L’enquête s’est déroulée du 28 au 30 avril 2026 ; elle est antérieure à la déclaration officielle de candidature de Jean Luc Mélenchon. Les résultats sont dans la continuité des sondages parus après les municipales et dont nous …
Remarques sur un nouveau sondage

Un nouveau sondage Toluna Harris est venu mesurer les intentions de vote au premier tour des élections présidentielles. L’enquête s’est déroulée du 28 au 30 avril 2026 ; elle est antérieure à la déclaration officielle de candidature de Jean Luc Mélenchon. Les résultats sont dans la continuité des sondages parus après les municipales et dont nous avons rendu compte.
1/ Le RN est massivement en tête du premier tour avec 34-35% d’intentions pour Bardella (-1) et 32-33 % pour Le Pen.
Rappelons qu’en 2022, Marine Le Pen a obtenu 23,15%, étant à la deuxième place du premier tour.
2/ Philippe se détache à la deuxième place avec 19 %, soit 1% de plus par rapport au précédent sondage du même institut. Viennent ensuite, selon les configurations, Attal (14%, +1), Mélenchon (12-13%, +1 à 2), Glucksmann (11-12%, -2 à 3), Retailleau (9-13%, +2).
Les intentions de vote pour le deuxième tour n’ont pas été mesurées. Dans les sondages précédents d’autres instituts, Philippe était le seul candidat donné comme capable de battre celui du RN au deuxième tour (52 à 48%).
C’est l’occasion de faire le point sur la portée de ces sondages. Une sagesse désabusée insiste sur le peu de réalisme de ces sondages, un an avant l’élection. Il ne s’agit pas stricto sensu de fiabilité, mais purement et simplement de longueur du délai d’anticipation, et des risques de changement.
Quels sont les principaux facteurs de changement ? 1/ Les effets de la situation internationale ; 2/ Les interférences de certains pays étrangers ; 3/ Les initiatives incongrues auxquelles Macron nous a habitués ; 4/ Une évolution souterraine de l’opinion publique ; 5/ Une stratégie imprévue d’un candidat ; 6/ Une différence trop sensible de qualité des campagnes ; 7/ Des événements individuels dans le style de Strauss-Kahn ou Fillon.
Ces risques sont suffisamment importants pour souligner que les sondages sur le deuxième tour permettent de montrer une évolution, une tendance, mais certainement pas d’établir une prévision.
SOURCES
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